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Le monde ne peut pas retourner à « l'ère de la jungle »

10.03.2026 14h39 

Les États-Unis et Israël ont récemment brutalement lancé des frappes militaires contre l'Iran sans consulter le Conseil de sécurité des Nations Unies ni obtenir son autorisation. Cet acte bafoue ouvertement le droit international et les normes fondamentales des relations internationales, et la situation au Moyen-Orient risque de sombrer dans l'abîme. La communauté internationale doit unir ses efforts pour promouvoir la paix, pousser la situation vers un apaisement et défendre conjointement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales.

L'« interdiction du recours à la force » est la pierre angulaire de la sécurité du système international contemporain. Dès avant la Seconde Guerre mondiale, le Pacte Briand-Kellogg, ou Pacte de Paris sur le renoncement à la guerre de 1928 avait déjà établi ce consensus. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Charte des Nations Unies a établi un mécanisme de garantie pour mettre fin à la guerre et maintenir la paix, et a clairement stipulé que la force ne devait pas être utilisée pour porter atteinte à l'intégrité territoriale ou à l'indépendance politique d'un pays. La vitalité du droit international réside dans son universalité et son autorité réside dans son inviolabilité. Les États-Unis et Israël piétinent sans raison l'État de droit international, ce qui non seulement perturbe le Moyen-Orient mais sape également les fondements de la paix mondiale.

Les États-Unis ont affirmé que « l'Iran n'a épargné aucun effort pour développer son programme nucléaire et envisage de développer des missiles capables d'atteindre les États-Unis », et ont utilisé cela comme une raison pour lancer leurs frappes. Cependant, après l'intervention militaire des États-Unis et d'Israël, Rafael Grossi, le directeur général de l'AIEA, a explicitement déclaré qu'aucun programme systématique de fabrication d'armes nucléaires n'avait été découvert en Iran. Les faits révèlent que la décision des États-Unis et d'Israël d'attaquer l'Iran était motivée par des considérations politiques. En tirant parti de la supériorité militaire pour attaquer arbitrairement d'autres pays, les experts américains ont souligné que l'hégémonie américaine perd son déguisement et devient de plus en plus incontrôlable.

Après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires contre l'Iran, la communauté internationale a exprimé son opposition. Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, a clairement indiqué que la Charte des Nations Unies jette les bases du maintien de la paix et de la sécurité internationales, et que le droit international et le droit international humanitaire doivent toujours être respectés. L'Organisation de coopération de Shanghai a de son côté publié une déclaration soulignant que le recours à la force est inacceptable et soutient la résolution des conflits actuels sur la base du dialogue, du respect mutuel et de la considération des intérêts légitimes de toutes les parties, conformément au droit international et aux buts et principes de la Charte des Nations Unies. La Ligue arabe a quant à elle exhorté la communauté internationale à prendre des mesures rapides pour désamorcer la situation afin d'éviter que la région ne sombre dans un cycle croissant d'instabilité et de violence.

La façon de traiter le droit international et l'ordre international reflète la vision du monde, l'ordre et la responsabilité d'un pays. La force ne peut pas vraiment résoudre le problème, et elle entraînera au contraire de nouveaux problèmes et de graves séquelles. La communauté internationale doit agir pour défendre conjointement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales.

Les opérations militaires doivent cesser immédiatement. L'attaque tragique contre une école primaire iranienne a eu un impact sur la moralité humaine. En outre, alors que la catastrophe humanitaire s'aggrave, la sécurité du détroit d'Ormuz, l'important canal mondial de commerce de l'énergie, a également été gravement affectée, et le risque que davantage de forces soient entraînées dans le conflit augmente fortement. Les retombées de la guerre ne sont dans l'intérêt d'aucune des parties, et la ligne rouge visant à protéger les civils dans les conflits armés ne doit à aucun moment être franchie. La priorité absolue est d'éviter une nouvelle escalade des tensions et d'empêcher la guerre de s'étendre à l'ensemble du Moyen-Orient. La communauté internationale doit prêter attention à la sécurité des pays du Golfe et les aider à prendre leur avenir et leur destin en main.

Le dialogue et les négociations doivent également reprendre dès que possible. Résoudre pacifiquement la question nucléaire iranienne par des moyens politiques et diplomatiques est la seule option correcte et conforme aux intérêts communs de la communauté internationale. Des progrès récents ont été réalisés dans les négociations entre l'Iran et les États-Unis, offrant une rare opportunité à toutes les parties de résoudre leurs différends de manière pacifique. Malheureusement, ce processus a été interrompu par des attaques violentes. Face à la gravité de la situation, les parties concernées doivent reprendre le dialogue et les négociations dès que possible, soutenir l'Agence internationale de l'énergie atomique dans l'accomplissement objectif et équitable de ses tâches et remettre la question nucléaire iranienne sur la bonne voie d'une résolution pacifique.

Il faut s'opposer ensemble aux actions unilatérales. La communauté internationale doit résister à tout comportement qui viole le droit international. Aucun grand pays ne doit pouvoir compter sur sa supériorité militaire pour attaquer arbitrairement d'autres pays, et le monde ne peut pas retourner à « l'ère de la jungle ». Attaquer un pays souverain sans l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies porte gravement atteinte au droit international et aux normes fondamentales des relations internationales, dont les buts et principes de la Charte des Nations Unies sont au cœur. La communauté internationale doit s'exprimer clairement et s'opposer résolument aux intimidations unilatérales et aux menaces de recours à la force dans les relations internationales, à l'imposition de la volonté d'un pays à d'autres pays et au recours au pouvoir pour outrepasser la justice.

Actuellement, le conflit continue et la situation ne cesse de s'aggraver. Face à une situation extrêmement dangereuse, la communauté internationale doit se tenir fermement du côté de la paix, du côté de l'équité et de la justice, et promouvoir conjointement le rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. En tant que grand pays responsable, la Chine travaillera avec la communauté internationale pour décourager activement la paix et prévenir la guerre, et jouera un rôle constructif dans l'apaisement de la situation régionale et le maintien de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient et dans le monde.